Boulevard Urbain : les vraies raisons du blocage
160 000, c\'est chaque jour le nombre de voitures et de camions qui traversent notre ville . Les Clichois exaspérés en subissent de plus en plus les conséquences : pollution atmosphérique, bruit et insécurité . Pour y mettre fin une seule solution : la construction d\'un boulevard urbain reliant la sortie de l\'autoroute A 15 au pont de Gennevilliers au réseau parisien à hauteur de la porte Pouchet en contournant les agglomérations de Clichy et Saint Ouen .
Le projet établi par le ministère de l\'équipement existe depuis 10 ans et les terrains propriété de l\'Etat sont disponibles . Ils étaient évalués en 1999 à 300 millions de francs.
Tout laissait donc à penser que la réalisation de ce boulevard urbain serait une priorité pour la municipalité en place . Mais tout est bloqué à cause des égoïsmes, des querelles et des désaccords entre élus et partis de gauche . En effet, parmi les intervenants, qu\'il s\'agisse de la Mairie de Paris, du Conseil Régional, de la Mairie de Saint - OUEN ou enfin de celle de Clichy, ces collectivités sont toutes gérées par une majorité de gauche !
En résumé,
Saint OUEN veut un boulevard entièrement souterrain, ce qui n\'est pas conforme au projet de base prévu par l\'équipement,
PARIS souhaite que le boulevard ne débouche pas sur le périphérique,
La REGION vote des crédits d\'étude mais n\'arrive pas à réunir autour d\'une table tous les élus concernés
Quant à CLICHY, les hésitations et tergiversations du maire pris en otage par sa majorité plurielle l\'empêche de prendre position .
A l\'évidence, si la décision de construire ce boulevard avait été prise en 1998 à partir du projet établi par l\'Etat, nous en n\'en parlerions plus aujourd\'hui !
Alors comme d\'habitude, le maire masque son immobilisme par de grands moulinets médiatiques .
On se souvient : le boulevard du Général Leclerc bloqué par un conseil municipal convoqué en pleine rue en fin de journée, histoire de compliquer un peu plus encore la vie quotidienne des clichois ou encore la distribution de boîtes de sardines ( fausses bien sur ).
Bref beaucoup d\'agitations payées comme d\'habitude par le contribuable !
Mais les clichois ont bien compris à qui revenait la responsabilité de cette situation de blocage : eux on ne les met pas en boîte !
D\'ailleurs la situation financière de la ville lui permettrait elle d\'apporter aujourd\'hui sa part de financement pour la réalisation de ce boulevard urbain ?
Là encore, le sévère rapport de la chambre régionale des comptes sur l\'état des finances de notre commune et sur la gestion de son maire apporte hélas déjà la réponse .
On comprend mieux alors pourquoi ce dernier s\'évertue à reporter l\'échéance fatale !
Par Bertrand HEBERT